L’exception algorythmique (avec un y, parce que ce n’est pas une méthode « standard ») est ma manière de faire du SEO à contre-courant des moyennes.
L’idée centrale : au lieu d’essayer de « plaire à l’algorithme » comme tout le monde, on construit des signaux si hors norme (mais sains) que Google finit par traiter le site comme une exception positive à ses propres règles statistiques.
1. D’où part l’exception algorythmique ?
Le SEO classique cherche à :
- copier ce qui marche déjà (mêmes longueurs d’articles, mêmes mots-clés, mêmes ancres) ;
- rester dans des ratios « propres » (densité de mots-clés, TF/CF, nombre de backlinks…) ;
- suivre des « best practices » généralistes.
Résultat :
tout le monde finit par produire le même contenu, les mêmes structures de site, les mêmes backlinks… et Google n’a aucune raison forte de préférer un site plutôt qu’un autre.
L’exception algorythmique, c’est l’inverse :
Construire un écosystème SEO qui sort volontairement des moyennes, de manière cohérente, utile pour l’utilisateur, et répétée au point que Google ne peut plus nous traiter comme un site « moyen ».
2. Les 3 piliers de l’exception algorythmique
2.1. Exception de pertinence
Objectif : que la page devienne « la réponse évidente » pour un type d’intention donné.
Concrètement :
- contenus plus longs et plus structurés que la moyenne, mais jamais verbeux ;
- traitement systématique des questions périphériques (FAQ, cas particuliers, exemples concrets, erreurs fréquentes) ;
- intégration d’angles que personne n’aborde :
- comparaisons historiques,
- ponts avec la psychologie de l’utilisateur,
- liens avec la finance, le crédit, la vie en Suisse, etc. quand c’est pertinent.
L’algorithme se retrouve face à une page qui « coche » non seulement les signaux classiques, mais aussi tout un ensemble de signaux de profondeur et de complétude que les concurrents n’ont pas.
2.2. Exception de confiance
La plupart des sites restent dans une autorité « moyenne » : quelques bons liens, quelques mentions de marque, et c’est tout.
L’exception algorythmique va plus loin :
- Écosystème de sites cohérent (entreprises, blogs, médias, profils) qui se renvoient la balle de manière logique, avec des liens éditoriaux contextuels ;
- netlinking fractal (spirale d’autorité) :
- des hubs forts (sites majeurs, médias),
- des satellites (Tumblr, WordPress.com, blogs secondaires),
- des liens profonds vers des pages cibles, pas seulement la home ;
- signaux de confiance « hors web » qui remontent en ligne :
- avis clients authentiques,
- cohérence entre le site, Google Business, réseaux sociaux,
- identité de marque claire et répétée.
On crée ainsi une densité de confiance autour de la marque qui dépasse largement le profil classique : l’algorithme « voit » une exception.
2.3. Exception de comportement utilisateur
On ne se contente pas d’avoir du trafic : on façonne les comportements.
Objectif : envoyer à Google des signaux comportementaux qui ne ressemblent pas à la masse.
Concrètement :
- titres et métas pensés pour inciter au clic sans tromper ;
- structure de page qui retient vraiment le lecteur :
- chapitres clairs,
- exemples concrets,
- encadrés pratiques, check-lists, mini-guides ;
- appel à l’action logique (prendre contact, demander un devis, simuler un crédit…) pour transformer le trafic en engagement réel.
À force, on obtient :
- un CTR au-dessus de la moyenne,
- un temps passé largement supérieur,
- des retours récurrents sur la même marque.
Ces signaux répétés font que, pour l’algorithme, le site se comporte… comme une exception.
3. La méthode pas à pas
3.1. Choisir ses « batailles d’exception »
On ne cherche pas à être exceptionnel partout. On choisit :
- des thématiques stratégiques (crédit, médecine esthétique, déménagement, location de voiture, etc.) ;
- des villes / pays prioritaires (Suisse romande, Suisse alémanique, France…) ;
- des intentions clés (première demande de crédit, premier soin esthétique, première location de voiture, etc.).
Pour chaque nœud stratégique, on décide de créer un écart clair avec ce que propose déjà le marché.
3.2. Construire des « pages signature »
Une page signature est l’illustration concrète de l’exception algorythmique :
- un guide plus complet et plus utile que tout ce qui existe sur ce sujet ;
- une organisation ultra-logique pour l’utilisateur ;
- une capacité à répondre à la fois :
- à la curiosité (comprendre),
- au besoin pratique (quoi faire maintenant),
- à la peur (réassurance).
Ces pages deviennent les colonnes vertébrales du site.
Ce sont elles qui méritent d’être poussées par le netlinking, les réseaux, les partenaires.
3.3. Orchestrer l’écosystème de liens
Au lieu de « faire des liens » de manière mécanique, on construit une histoire d’autorité :
- Quelques sites forts (autorité, sérieux, ancienneté) pointent vers les pages signature.
- Des sites satellites (blogs, Tumblr, WordPress.com, médias secondaires) viennent renforcer ces mêmes pages avec des angles complémentaires.
- Des liens internes bien pensés redistribuent cette autorité vers des pages plus « business ».
Cette structure fractale permet de créer un profil de liens à la fois riche, surprenant et cohérent, très différent des schémas automatisés que Google sait aujourd’hui détecter.
3.4. Travailler la marque comme un signal SEO
L’exception algorythmique considère que la marque est un élément central de l’algorithme :
- nom de marque répété de manière naturelle dans les contenus ;
- recherches de marque encouragées (campagnes offline, bouche-à-oreille, contenus pédagogiques signés) ;
- cohérence stricte :
- même nom, mêmes coordonnées, même ton,
- sur le site, Google Business, réseaux sociaux, communiqués, profils d’auteur.
Une marque qui gagne en notoriété réelle finit par obtenir un traitement privilégié.
C’est un des cœurs de l’exception algorythmique : forcer l’algorithme à prendre en compte cette réalité.
4. Comment cette stratégie se distingue du SEO classique
En résumé, ma stratégie sur l’exception algorythmique se distingue sur 4 points :
- Vision long terme :
on ne cherche pas un « coup » de positionnement, mais à faire reconnaître le site comme acteur de référence sur plusieurs années. - Asymétrie volontaire :
on assume des écarts (contenus plus denses, écosystèmes de liens plus profonds, couverture thématique plus large) là où le SEO classique cherche surtout à rester dans les clous. - Cohérence multi-projets :
les différents sites d’un même entrepreneur ou d’un même réseau ne sont pas isolés : ils s’alimentent mutuellement pour créer une autorité globale qui profite à chacun. - Alignement business :
l’objectif n’est pas seulement le trafic, mais la conversion réelle (demande de crédit, prise de rendez-vous en clinique, devis de déménagement, location de voiture, etc.) : c’est ce qui justifie l’investissement dans cette « exception ».
5. Positionnement personnel
L’exception algorythmique n’est pas un concept théorique sorti d’un livre : c’est une méthode de travail que j’ai construite et testée au fil des projets, en particulier :
- dans le crédit en Suisse,
- dans la médecine esthétique et la chirurgie,
- dans la location de véhicules,
- dans le déménagement et la rénovation,
- et plus largement dans le développement de réseaux d’entreprises.
Mon rôle n’est pas d’« appliquer » les règles de l’algorithme, mais de bâtir des cas d’école tellement solides que l’algorithme finit, lui, par s’adapter à eux.
C’est ça, au fond, la stratégie de l’exception algorythmique :
ne plus subir l’algorithme, mais devenir l’une des exceptions qui le forcent à évoluer.
Lire https://francescoandreiuolo.academia.edu/contact pour en savoir plus !
